Exposition « Corps célestes, les nouvelles aventures de l’Explorateur » par Christelle Garric

Musée des arts asiatiques - 405 Prom. des Anglais Nice

Du mardi 13 octobre 2020 au dimanche 21 mars 2021

La genèse de l’explorateur

Partie d’un vieux casque de sableur abandonné, l’histoire commence après la personnalisation de l’accessoire et la création d’un costume lors d’une résidence de recherche artistique à Villematier en juillet 2018. À l’instar d’un Garcin acteur de son mini-théâtre ou d’un Méliès qui voyage sur la lune depuis son studio de Montreuil, Christelle Garric incarne elle-même l’Explorateur, un spationaute suivant une quête futuro-philosophique à travers les dimensions.

Etapes artistiques depuis 2018

Un premier épisode de « l’Explorateur » est réalisé entre Barcelone et Toulouse en 2018. Le projet, dans un premier temps photographique, donne également lieu à un court-métrage de 14mn intitulé « épisode 1 : ode au futur intérieur ».
Le second volet se déroule à Bangkok et met en scène la rencontre d’un voyageur cosmique avec une jeune Thaï dans différents quartiers de la mégapole, depuis les buildings de Huai Kwang jusqu’aux khlongs de Hua Mak en passant par les chantiers de Bang Sue et les temples de Thonburi. Le personnage y traverse des portes lui permettant de passer d’un monde à l’autre en jouant de flux énergétiques mystérieux. C’est ce projet narratif, empruntant aux codes du conte, du roman- photo, du cinéma et de la bande dessinée, qui est, en partie, présenté au musée départemental des arts asiatiques.

Une nouvelle étape doit encore compléter ce projet. L’ensemble des images doivent, en effet, être montées et animées autour d’une bande son originale et prendre la forme d’un film photographique ou d’un diaporama sonore.

Derrière l’explorateur

Qu’il s’agisse des grands explorateurs ou des acteurs de la conquête spatiale, rares sont les figures féminines dont on relate les aventures et dont on célèbre les exploits. Bien que notre imaginaire et notre mémoire soient profondément marqués par l’empreinte masculine, notre époque connait un tournant avec la réhabilitation de femmes scientifiques, sportives, aventurières ou encore artistes.
Par le biais de L’Explorateur, qui est en fait une exploratrice, l’artiste interroge le spectateur sur l’identité, le genre et le statut du personnage et cherche une figure universelle au-delà du genre. Pas de rampe de lancement, ni de vaisseaux spatiaux. L’Explorateur ne semble pas bénéficier de technologies sophistiquées pour se déplacer et seuls un casque et une lampe constituent son équipement. Ce parti pris laisse une large part au fantasme et à l’imagination du spectateur, car, plutôt que les attributs de la science-fiction même, ce sont davantage le fantastique et l’onirisme que recherche la photographe.


Attention : en raison de la crise sanitaire liée au COVID-19 des mesures spécifiques sont mises en place.

L'équipe du musée des arts asiatiques met tout en œuvre pour accueillir les visiteurs en toute sécurité et en toute sérénité : port de masque obligatoire, mise à disposition de gel hydroalcoolique, organisation de la file d'attente, respect des règles de distanciation, mise en place d'un parcours de circulation, limitation du nombre de visiteurs, nettoyage renforcé.

 

Les horaires d’ouverture :
Du 1er septembre au 30 juin : tous les jours sauf le mardi de 10 heures à 17 heures

CHRISTELLE GARRIC - BIOGRAPHIE

Née en 1973, Christelle Garric vit et travaille en Occitanie. Alors qu’elle étudie aux Beaux- Arts de Caen, elle fait ses premiers pas en photographie en 1992 à l’aide d’un Pentax P30. Rapidement elle partage son temps entre peinture et photographie, tournant ses recherches vers un dialogue entre les deux médiums. Elle photographie des éléments peints et peint sur ses photographies, cherchant à provoquer le trouble du spectateur sur la réalité du sujet.

En complément de son diplôme national d’expression plastique, elle suit un Master en nouvelles applications Internet. Alliant ses compétences artistiques et ses connaissances en code et gestion de projet, elle travaille dans le domaine de l’interface et du web design. En 2000, elle est recrutée par une start-up française installée à Pékin comme responsable du studio web. Elle arpente alors la ville avec son reflex, stimulée et fascinée par ce pays en pleine mutation. De retour en France en 2002, elle s’installe à Toulouse et effectue des séjours au long cours à travers l’Asie et l’Amérique du Sud. Son travail photographique est alors principalement axé sur le voyage et occasionnellement sur des supports de communication. Gagnée par l’envie de revenir à une pratique artistique, elle quitte son poste pour se consacrer entièrement à la photographie. Poussée par une frénésie créative, elle enchaîne les projets. La même année, elle rencontre la scientifique Audrey Dussutour, spécialiste du blob au CNRS de Toulouse. De cette rencontre naissent les séries « Phisarum polycephalum » et « Be blob » dans lesquelles elle photographie l’unicellulaire au fil de ses transformations. La même année, elle participe à un workshop de photojournalisme avec l’agence Zeppelin qui enrichit son approche de la photographie et démarre un sujet sur les raves-parties qu’elle poursuit aujourd’hui sous l’intitulé « Rave me ». En 2018, elle lance « la tribu », une fiction mêlant portraits de studio et prises de vue réalisées en Équateur. Elle sera projetée au Festival Manifesto de Toulouse et exposée à l’ambassade d’Uruguay à Paris en 2019. À l’été 2018, elle participe à une résidence de recherche artistique à Villematier d’où émerge le personnage de l’Explorateur. Le projet prend la forme d’un court-métrage utilisant des séquences de studio et des captations sur site prises à Barcelone et à Toulouse. En 2020, elle réalise la suite de la série à Bangkok sous la forme d’un conte photographique.