CÔTE CULTURE

Hugo au bistrot

Théâtre national de Nice - Promenade des Arts Nice Alpes-Maritimes

samedi 05 décembre 2020 de 15:00 à 16:30

Sous la forme d’un impromptu théâtral, Jacques Weber, accompagné de Magali Rosenzweig, rend hommage à Victor Hugo : du Hugo des grands discours au Hugo discret et intime, des partitions engagées aux paroles du “rêveur sacré”.
C’est une lecture qui prend vie, que je pratique debout, dans le mouvement.
Je ne suis pas Hugo. Je ne joue pas Hugo. Mais en lisant ses textes, je provoque une rencontre, une alchimie dont surgit un autre “je”, un autre Hugo, quelqu’un qui est entre nous deux.
Tous les compartiments de l’expression humaine sont revisités par le souffle et la poésie de Hugo, qu’il transmet à tous les types de répertoires.
C’est à la fois troublant et touchant. Ce jeu des contradictions d’un individu crée un personnage, un être humain.
Quelque chose d’incertain, de sensible et donc du théâtre. Les premières représentations de la pièce ont eu lieu dans un bistrot populaire au cœur de Paris.
Après avoir embarqué Hugo au bistrot, la pièce embarque le bistrot au théâtre.
Un bistrot, on y va pour être mieux, tout seul et tous ensemble. Un peu comme au théâtre. Et puis on s’aime à mort et se sépare à vie ; on roucoule, gueule, criticaille et saucissonne ; on refait le monde, dit-on souvent avec une ironie désenchantée et pourtant !
Jacques Weber


avec Jacques Weber et la participation de Magali Rosenzweig


Entremêlant hardiment, textes, lettres, discours, romans, poèmes, anecdotes... de l’auteur des Misérables, l’acteur et metteur en scène Jacques Weber en brosse un portrait étonnamment riche, vivant, drôle, grave, touchant, intime et politique. Didier Méreuze, La Croix

Hugo au bistrot est une traversée sensible qui doit énormément à l’interprétation époustouflante de Jacques Weber. C’est le grand Jacques se faisant tout petit devant ce géant de Hugo. Ce qui est touchant, ici, c’est la gourmandise avec laquelle l’interprète détaille la belle langue, les belles langues devrait-on dire, tant Hugo est divers. Car ici tout se donne avec passion. Armelle Héliot, Le Figaro