Vision des Enfers en Asie

Rédigé le 05/08/2020
Culture & News


Jusqu'au 31 Novembre 2020, découvrez l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE au Musée d'Arts Asiatique de Nice concue et réalisée en partenariat avec le  MUSÉE DU QUAI BRANLY - JACQUES CHIRAC.

L’événement est la première adaptation de l’exposition  qui s’est tenue du 10 avril au 15 juillet 2018 au musée du quai Branly – Jacques Chirac

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Plongez dans le monde des esprits, de l’épouvante et des créatures fantastiques, l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE s’empare des histoires de fantômes en Asie Orientale et du Sud-Est ainsi que de leurs adaptations contemporaines.
Un parcours aux frontières du réel, où se croisent principalement le cinéma, l’art religieux, le théâtre, la création contemporaine, le manga ou le jeu vidéo.

Des estampes d’Hokusai à Pac-Man, des peintures bouddhiques au J-Horror – cinéma d’horreur japonais des années 1990-2000 – du culte des esprits en Thaïlande au manga d’horreur, la figure du fantôme hante l’imaginaire asiatique. En Chine, en Thaïlande ou au Japon – terrains d’étude de l’exposition – l’engouement populaire pour l’épouvante est bien réel, imprégnant une grande diversité des productions culturelles. Esprits errants de la forêt, femmes-chats vengeresses, revenants des enfers affamés (« walking dead »), vampires sauteurs ou yokai (créatures fantastiques du folklore japonais), leurs apparitions sont multiples et se jouent des époques et des supports artistiques.

Pour mieux en saisir les codes, l’exposition ENFERS ET FANTÔMES D’ASIE propose d’explorer leur représentation dans les arts du spectacle, le cinéma ou encore la bande dessinée. Car si le bouddhisme a contribué à la construction de cet imaginaire, c’est bien en marge de la religion, dans l’art populaire et profane, que la représentation des spectres s’est surtout développée.

Le parcours suit une approche thématique et géographique. Il mêle les époques pour montrer la continuité des représentations de fantômes. Le dialogue entre art religieux ancien, théâtre, cinéma, jeux vidéos et bande dessinée, illustre l’idée que le fantôme ne meurt jamais et que ses manifestations sont imprévisibles. Les spectres apparaissent par-delà les époques et les supports artistiques.

Une place est aussi donnée à la création contemporaine : installations reproduisant les enfers des temples de Thaïlande, production de mannequins et de décors scénographiques par un studio d’effets spéciaux thaï, création d’œuvres pour l’exposition par des artistes contemporains asiatiques, montages vidéos, apparitions fantomatiques en hologramme, etc.

En complément des nombreux prêts accordés par le musée du quai Branly – Jacques Chirac, le musée départemental des arts asiatiques de Nice a obtenu des œuvres provenant des collections de la Bibliothèque nationale de France, du musée Cernuschi et du musée des Beaux-Arts Jules Chéret. Des jeux vidéos illustrant la thématique de l’exposition ont également été prêtés par l’association MO5.COM et seront disponibles à l’utilisation.

Enfin, un jeu en réalité augmentée conçu par le musée du quai Branly – Jacques Chirac et la startup française Realcast offrira aux visiteurs une expérience ludique de chasse aux fantômes asiatiques dans la rotonde du musée.

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